Entre mangas et tradition : l’essor de la culture japonaise à Bordeaux

Depuis quelques années, des enseignes bordelaises marquent le Japon, et souhaitent transmettre la passion du pays du soleil levant dans la ville. Un phénomène inexpliqué, qui attire l’attention…

« Konnichiwa », c’est le premier mot qu’on entend quand on entre dans les boutiques japonaises. Ces enseignes amènent une nouvelle culture au sein de la métropole. Discrètes, celles-ci attirent des clients malgré tout par le biais de la vente de nombreux produits comme des mangas, des figurines (darumas), les décorations de tables, mais aussi de l’alimentation. L’ambiance est sympathique, amenée par les bandes originales des animés (One Piece, Naruto…). L’esprit japonais se ressent par la décoration de mangas, de tableaux, on se sent vraiment au Japon.

Placé à deux pas de la place Pey-Berland, une boutique du nom de « Tanuki no Mori » est cachée dans la rue de Cheverus se démarque par sa devanture bleu foncé et sa vente originale : la décoration intérieure. D’habitude, la boutique est remplie de clients mais ce matin, ça n’était pas le cas car celle-ci venait d’ouvrir, il y a quelques minutes. La patronne a décidé d’ouvrir sa boutique, il y a 10 mois par passion. « Je suis tombée dedans très tôt avec le Club Dorothée et les animés de l’époque ! ». Le magasin est décoré de tableaux japonais, d’un parquet en bois, connu sous le nom de « Plancher rossignol ».

La rue Sainte-Catherine, le cœur de la culture japonaise

La rue Sainte-Catherine, possède deux enseignes japonaises, qui sont séparées par 50 mètres d’écart. La première, il s’agit de « Geeks in Japan », une boutique ouverte en 2021, par une femme passionnée par le Japon. La culture japonaise s’est développée lors du COVID, à la suite du confinement qui a permis à la population de visionner les animés présents sur les plateformes de streaming. La culture japonaise, à l’époque, était perçue comme une « honte » par la société. « Il y a dix ans, c’était un peu en mode, je regarde les animés mais je ne le dis pas car c’est la honte », explique Adrien, vendeur du magasin « Geeks in Japan ». L’autre boutique « Manga Story », avec son logo jaune, confirme la théorie du Covid sur l’explosion de la culture. « J’étais passionnée avant le COVID et j’ai vu l’explosion du phénomène après la pandémie », raconte Anaïs, 20 ans, cliente fidèle de la boutique. La boutique vend les produits des licences japonaises mais on retrouve aussi des produits des licences américaines comme Harry Potter, Batman pour attirer les clients, moins fans du Japon.

Ces boutiques veulent continuer à développer cette culture, en lançant des innovations comme le système de tirages, qui consiste à acheter des tickets pour obtenir des cadeaux de plus en plus rares. Les vendeurs considèrent cela comme des box mystères, mais les acheteurs sont sûrs d’obtenir un cadeau.

Le Japon marque son empreinte dans Bordeaux, mais les métropoles en France font pareil, on le voir avec la Maison de la culture du Japon à Paris.

SALEMI Lucas

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