Révolution ou déshumanisation ? L’intelligence artificielle s’invite en classe

« Le David Game College », collège londonien se lance depuis septembre 2024, dans une expérimentation :  mettre l’IA à la place des enseignants. Sept élèves vont être les cobayes de l’IA pour vérifier son efficacité dans l’enseignement. Une première qui soulève des questions sur l’avenir de l’éducation. Mais alors, à quoi ressemble cette révolution éducative ?

L’inquiétude des professeurs londoniens gagne du terrain concernant leur place dans l’enseignement. L’établissement préparant ses élèves au GCSE mise sur la réussite de ses élèves grâce à l’IA. Cela fonctionne de cette façon : les élèves, encadrés par des coachs pédagogiques, révisent toutes leurs matières devant l’ordinateur. Ce personnel éducatif ne dispose pas de savoir spécifiques. Il est seulement présent pour aider la relation entre l’élève et les machines, régler les soucis informatiques et donner des conseils pour dialoguer.

Les réactions sont assez mitigées, des chercheurs en éducation pointent du doigt, le manque de sociabilité : « Nous savons que la salle de classe va bien au-delà de l’apprentissage des savoirs et qu’il se joue à cet endroit une expérience humaine ». Tandis qu’une élève déclare que cette nouvelle méthode d’enseignement est « la meilleure manière de rendre ses devoirs à l’heure », car une certaine rigueur est demandée aux élèves concernant les rendus.

Cette expérience fait écho avec le discours du Premier Ministre britannique Keir Strarmer qui mise sur l’IA pour relancer sa politique, en évitant toute régulation de l’UE. Celle-ci a conclu une législation, qui vise à garantir que les systèmes d’intelligence artificielle soient développés et utilisés de manière responsable. Pour lui, « l’intelligence artificielle a le pouvoir de transformer la vie des travailleurs ».

Lucas SALEMI

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